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BILLET DU JOUR
L'humeur du moment...1
Voilà, ça y est c'est samedi aprèm.
Et là, je vais enfin m'agiter sur la rédaction, le contenu de ce site... Les enfants ? B. chez un copain, J. devant une émission de cuisine, sa grande passion, mais la réalité sera t-elle à la hauteur de ses éspérances, et elle, sera t-elle à la hauteur ?
(Les questions taraudent la mère de famille.)
8 janvier, 12 ans de J. ma reine italienne, ma princesse des songes, des cadeaux, des sourires, des moments de grâce.
16 h 50 : Coup de sonnette; un groupe de clientes, qui pensaient que la boutique était ouverte le samedi aprèm... bah, non, voilà...mes gosses, ma peinture, mes comptes, mes courses, mon pas de mec, le côté hors saison façon Atlantic City, c'est en fait : fermé !
Je reprends vite le sourire de circonstance, j'allume toutes les lumières, c'est quasi Hollywood, en dix secondes ! Et puis finalement, elles sont touchantes, gentilles, contentes d'être ensemble pour ce week-end d'hiver, cela fait ma joie, ce moment, cet interstice de nanas. Elles repartent avec quelques livres d'un autre siècle, l'excellent thé de l'impératrice, de la fleur de sel aux truffes, que j'aime tant sur une salade de pommes de terre tièdes ou des oeufs brouillés. Rien n'a besoin d'être complexe, tant que l'assiette est jolie, les couverts également, et la compagnie... agréable, pertinente. (C'est le minimum)
Et parfois c'est seule devant l'assiette de porcelaine, les couverts du service de mariage, et ça le fait aussi...
Un verre de "Claux" de la Roche Buissière, un bouquin, un magazine de mode, bien superficiel, bien citadin, de type "Citizen"*, 1 € parfaitement rentabilisés, et le moment est doux, calme.
Te souviens-tu cher père de nos enfants, de cette promesse empruntée à Baudelaire, "Luxe, calme et volupté"... N'est-ce pas le luxe, un toît, un petit repas léger, puis un bon lit, un bon bouquin ? Ici mon luxe, mon calme et ma volupté, quasi indicibles restent cette route entre Mirabel et Buis, la vision du Mont Ventoux, en partant, puis de ces montagnes déchirées, de cette curieuse église de Pierrelongue, d'autres montagnes déchirées, inattendues, au détour d'un virage, puis du St Julien.
Parfois je me perds du côté de Propiac et j'ai des visions de lever de soleil, qui sont quasi extatiques. Toujours derrière ma rétine, même quand je vous écoute et que vous me parlez il y a cela. Les mots ne sont rien, les souvenirs sont plus.
"Sublimez, sublimez, il en restera toujours quelque chose"...
D'où cette tentation de St Antoine, Buis or not Buis, Mirabel or never more Mirabel.
Continuer ou arrêter ?
Fumer ne plus fumer, apnée ou respiration autonome et hygièniste, permis or not permis, libre ou pas libre, etc. du même tonneau.
Parfois on dit, on exprime tout haut un questionnement intérieur. Et c'est pas GRAAAAAAAAAAVE, Je sais désormais de nouveau, où poser ces interrogations, sur ce site que j'espère... vivant
A tous ceux qui sont "là",
parfois,
rarement,
souvent,
légers,
lourds,
ironiques,
sincères,
je dis : merci.
Voilà ça c'est fait.
ET si jamais...une chorale se monte à Mirabel, une chorale que nous souhaitons drôle mais un peu "productive", quand on rêve on se dit qu'on sera les prochains petits chanteurs à la croix de bois, enfin plus déglingués et sans la croix... je déconne !
Une chorale, riche de tout, de vous, de nous. Sorte d'auberge espagnole matinée de I feel good...
Un lieu, un village qui bouge, une opportunité d'échanges, de rires, de plaisir. Vous êtes les bienvenus, jeudi 13 janvier, en haut de la salle des fêtes de Mirabel aux Baronnies, une fois tous les quinze jours, de 19 h 30 à 21 heures; comptez une cinquantaine d'euros pour les deux prochains trimestre. Et comme dans la pub "venez comme vous êtes". Si vous ne savez pas chanter, moi non plus, donc, faux problème !
Il y aura des gens chouettes, ouverts, sensibles, drôles, une chef de choeur d'expèrience, des propositions de chansons à voir ENSEMBLE, ce mot magique... ça part bien, non ?
Bon, je vais rédiger la partie chambre d'hôtes au lieu de raconter des bêtises, à plus tard, ici ou là.
Ah oui, encore... mais voilà je retrouve la joie d'écrire comme à l'époque "mon premier bébé", donc je me lâche, et ici, c'est un peu chez moi, et pas grand monde lira, donc, jefaisquestcequejeveux, mon conseil livre de l'année, ou quasi : les deux BD books de Lady Margaux Motin, cette fille est épatante, drôle, grossière, superficielle, angoissée, consciente, modeuse, gueularde, moyennement bonne chanteuse, libre/pas libre, maman générationnelle de poupette et fille d'une mère comme la nôtre : Mounette, gonzesse d'un mec, marrant/chiant... c'est tout dans "la théorie de la contorsion"et "J'aurais adoré être éthnologue", chez Marabulles (Marabout). Le prix, c'est donné, pour quelques relectures régulières et une bonne tranche de catharsis rigolarde : 12 € 90, si, si, je vous jure, deux paquets de cloppes, ou trois gâteaux chez Peyrerolles, enfin deux gros ou trois petits !
Sinon, Proust, ça reste un bon investissement, quinze ans que je lis, relis, rerelis, et tout ce qu'il y a autour, je n'ai pas terminé d'en faire le tour. A vous de voir ! 
Aussi, au Super U de Vaison, ils ont 6 gobelets genre gobelets froissés, mais pas de chez Revol, de chez "Bialetti" à 11 € 80 les 6, couleur OR à tomber par terre. En rentrant, de suite à gauche, je suis nulle pour ces explications, vous trouverez bien, comme vous êtes mieux équipées d'un GPS naturel que moi ! Boire un pauvre café dans un tel gobelet, on a l'impression d'être riche en cette période de crise, ça m'a remonté le moral, voilà juste comme ça. Truc de nana !
Bon dimanche à vous
* On le trouve même à la presse/tabac de Mirabel. Ca remplace avantageusement le Vogue, devenu vraiment too expensive, surtout à Mirabel, ça sert à rien qu'à se griller, vous passerez pour une qui se la pète... ouuppss je dérape encore.
L'humeur du moment 2
Joli lundi, temps superbe, on s'habitue depuis hier à ce pré/printemps lumineux... un peu frais encore mais promesse agréable, tout de même.
Comme prévu et dans une certaine impatience, je suis allée au cinéma, voilà c'était ma fugue, à moi, mon petit plaisir et... c'est fait ! J'ai laissé passé dimanche soir et lundi, pour faire le clair dans mon ressenti, c'est un truc que je travaille en ce moment, différer, laisser du temps.
J'étais dans une attente téléramesque... et parfois comme à l'époque Sorbonne, je lis des trucs sur un film, comme je me suis littéralement gavée de biographies, études sur auteurs et je passe à l'oeuvre et là, c'est la déception cruelle et profonde. Le danger de l'idéalisation, là ou ailleurs c'est de bien se ramasser à un moment ou à un autre.
La déception ça me saoule, désolée, toujours pas de patience pour ce ressenti. Comme disait le slogan "Demandez l'impossible !" Elle n'a pas demandé l'impossible Sofia, elle se complaît Sofia, vivement le prochain ! Maintenant dans un coffret des 4, ça le fera, pour Noël prochain... ;-) mais plutôt avant de regarder Lost in translation.
Ce comédien narcissique m'a bien ennervée, donc objectif réussi, bravo Sofia. Faire partager le vide, le vain, l'inutile, j'entends bien que c'est un exercice subtil, difficile, et bien c'est une sorte de master piece du genre. En littérature et mine de rien, Camus l'avait bien mieux réussi en un roman succint, construit, écriture blanche quasi neutre, qui continuer de marquer des générations de lecteurs... Au fait Albert, je t'aime, et à toi je peux le dire sans que ça prenne des proportions casse-pieds dans mon petit quotidien, JE T AIME.
L'excellente rétrospective offerte par "chère mère" à Noël après les différentes hagiographies lues avec délectation parfois, ennui à d'autres moments, éditée par le Fig Mag, bien documentée, me permet de me régaler de photos d'Albert dans sa vie solaire. Et là, aucun ennui, la photo c'est quand même un peu plus vite facile, qu'un pavé... C'est sympa parfois la facilité.
- Je reviens à Sofia Coppola, je partais avec des attentes totalement sublimées, l'univers du château Marmont, les photos d'Helmut Newton, une ambiance American gigolo, quasi j'allais avoir la surprise d'entendre Blondie... pas du tout, enfin à peine.
Finalement un narcissique et son "Echo" peuvent prendre vachement de place et la tête, maintenant "la face B de Lost in translation", c'est vendeur, c'est ce qu'il faut écrire pour faire se déplacer les spectateurs, mais faut pas pousser l'ex attachée de presse dans les orties.
Après, l'appel du pied, de ce qui était une mise en abyme évidente, de ce que lit la charmante Cléo, (voir Echo vs Narcisse), "un livre sur les vampires", là on charie carrément ! On le sait qu'il "faut bien tuer le père" depuis Freud, la séance de la patinoire et l'évidente relation miroir, froid mais réfléchissant, c'est... trop. D'autant que cette scène vient en copié/collé des scènes des soeurs Shannon à la barre et la gène n'est pas dans tant dans la tentation incestuelle que dans le systématisme de la réalisatrice oedipienne.
Malgré cela la caractérisation des personnages ouvre sans doute des portes, et "ma scène magique" reste dans l'indicible de ce père comédien, simple receptacle et pantin de lui-même avant d'être celui d'un système, qui s'excuse, mais dans le bruit des pals d'hélicoptère... Là, il y a une vraie trouvaille, une émotion, une déclaration, un message reçu 5 sur 5, d'une fille devenue adulte et retranscrit finement, avec une tendresse palpable. Parce que c'est tellement ça. Il y avait des moments similaires dans Virgin suicides et des lumières aveuglantes, je vais le revoir.
Du coup, hier soir, re/visionnage de Lost in translation, pour remplir a minima, l'attente frustrée ! Toujours excellent, même à la douzième fois. Bien entendu il y avait le côté L.A, apparences, être, avoir, vide, plein, fille père, désert, ville, vieille Europe à la sauce Berlusconi, Etats unis sous contrôle, quelques moments magiques en observant une Echo tristement mutine, quelques moments mateurs devant les lovely sisters ou hypnotiques et bleu piscine juste comme il faut, guest sympa de Beniccio del Torro, mais voilà tout cela était d'un ennui appuyé et le côté "la vie d'une star c'est pas rigolo" c'était... convenu, tout comme la fin, mais le cut appartenait peut-être aux studios Disney, à confirmer... La loose, si c'est ça !
En attendant la lecture des "Petits" de Christine Angot, je vais donc me dépécher d'oublier "un moment plus fille à papa" que cinématographique, ou créatif, qui ne met rien en danger, surtout pas Sofia Coppola.
Revu : Laure Adler avec beaucoup de plaisir, samedi soir chez Ruqier, non pas à St Germain... pour la bio Françoise Giroud. Trop contente de compléter l'un de mes corpus "femmes extra-ordinaires" grâce à elle...
Sinon, dans la série des bonnes nouvelles, ;-) White material de Claire Denis, coécrit par Marie Ndiayé sort en "DVD, pas cher", vu au Super U de Vaison, oui, j'y vais le lundi aprèm... ;-) au prix de 10 € et ressort pour la semaine Télérama au ciné. Et ça, ça déchire, ça prend des risques, c'est écrit, dialogué, parfois on sursaute de son siège, on a peur de ses propres sentiments, ça catharsis à donf ! Et pourtant il y a aussi l'idée de vain, de vide, d'inutile, de dérisoire, de pulsions de vie et de mort... Va savoir Charles.
Vu : la bande annonce de "Sound of noise", qui semble une "bombe" à voir d'urgence, mais en VO, je ne suis pas certaine... c'était quoi d'ailleurs, du finois, du danois, du suédois ??? A part cette réticence toute personnelle, ;-) tout semblait, inespéré, risqué, drôle, et ça je ne l'ai pas (encore) lu dans Télérama. Je repense à la chorale de Mirabel à ce sujet, imaginez qu'on fasse tout péter nous aussi, partis d'une simple, discrète, modeste chorale... non, je déconne !
Romain Duris, très attendu au théâtre dans l'univers de Koltès, jusqu'à début Mars, suis trop loin, mais j'imagine le meilleur...
Sinon pardon pour samedi soir, ma quiche était trop cuite, mais grand merci aux hôtes qui m'invitèrent avec bienveillance.
Pour ce soir, c'est miss Bagieux, enfin sortie en un seul volume, très sympa sous la couette en regardant d'un oeil un énième Columbo. "Ma vie est tout à fait passionnante..." comme disait la miss, mais c'est la mienne !
Bonne soirée, et tous espoirs pour la Tunisie !
L'humeur du Jour 3 et 4
Samedi 22 janvier,
Semaine télérama... pour Albertine, je m'appelle Albertine... à un moment j'expliquerai mes personnages, Roberto et Albertine. Mais pour simplifier, les hommes sont des Roberto et les nanas sont des Albertine.
Oui, donc, cinéma... ce sera "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu", raté lors de sa sortie et les 2/3 derniers Woody Allen étaient distrayants, alors... Comme j'ai besoin d'être distraite, allons-y.
Un petit Lapsang Souchong, bien fumé, en rentrant des courses, et cinoche à Nyons. Demain entre deux coups de peinture blanche, l'escabeau instable, le bras en l'air, le vieux jean déchiré à souhait, je trouverai un moment d'écrire une petite bafouille sur ce film.
Ce matin, petit tour dans l'univers de Chris, LA BROC de Mirabel, bon déjà cette nana est chouette, c'est une vraie "humaine", avec ses coups de coeur, de gueule, sa personnalité, ses petites valises, son parcours, mais je ne vais pas vous dire tout ce que je sais, perçois, imagine; il y a vraiment de jolies choses façon cabinet des antiques dans ce lieu : chromos, draps, vaisselle pour des diners comme à Nohant ou Giverny, un billot de boucher sublime, des petites lampes... Elle pâtine des meubles, des miroirs, des cadres, dans un esprit shabby, très doux à l'oeil et facilement imaginable dans tout intérieur. Si elle bosse parfois ailleurs, ou profite de moments simples avec ses petitous, relevez son numéro de téléphone en devanture, en hiver la boutique n'est pas ouverte tout le temps... un peu comme chez moi.
Car voilà, oui on est commerçantes, mais on est surtout très "maman", aussi, par la force des choses on fait deux, trois trucs dans notre maison, et des trucs moins marrants, de back office, comptes, commandes, chine, peinture, et l'hiver, nos boutiques sont plus souvent fermées. Pour autant on pense à vous : nos clients !
Encore des fringues sympas chez Maola, sa voisine et amie... un tee-shirt manches longues de chez Tehen, à 12 €, dans les vieux roses et un manteau/redingote assez élégant en velours bordeaux, lie de vin, quasi neuf, vendu une vingtaine d'euros. Il faut que je recherche dans mon bazar de couture trois vieux boutons qui personnaliseront, féminiseront une coupe impec' mais un peu sèrieuse ! C'est tout à fait le genre de manteau que l'on imagine avec une doublure délirante, mais là c'est un courage qui me manque ! J'ai toujours aimé les manteaux très sobres aux doublures apperçues fugitivement, sur des femmes pressées s'engouffrant dans le métro Sèvres-Babylone, des imprimés mouvants et éclatants, Hermès ou Léonard, en soie fuyante...
L'objet, son achat, sa consommation, son usage, ce n'est pas tout... les souvenirs, rémanences, mais aussi les espoirs, projections dont il se charge, sont tellement plus "riches". L'objet est toujours décevant en tant que pur objet.
Bonne soirée.
L'humeur du jour 5
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